Cet été, son nom était sur toutes les bouches. Dimitri Payet a mis le feu dans plusieurs défenses européennes lors de l’Euro, ses accélérations et coups de rein laissant sur place des adversaires dégoûtés. Pour Nike, Dimitri Payet est revenu dans une interview sur ses capacités techniques et sa vitesse. 

Son sponsor, Nike, a profité de la trêve internationale pour dévoiler un entretien avec le milieu de terrain qui raconte notamment à quel moment il s’est aperçu que sa vitesse n’avait rien à voir avec celle des autres garçons :

Entre 8 et 10 ans, j’avais vraiment l’impression d’aller beaucoup plus vite que mes adversaires et de pouvoir faire la différence. Je me souviens d’un match lors d’un essai avec un club célèbre de La Réunion, c’était un match dans lequel je me sentais plus rapide. Je savais que le meilleur défenseur adverse était placé face à moi. À chaque action au cours du jeu, j’ai réussi à être plus rapide que lui et je l’ai vraiment dérangé. À ce moment-là, j’ai compris que si je pouvais faire ça avec ce genre de défenseur, un joueur de qualité, je devais continuer pour progresser dans mon jeu.

Mais pour Payet, la vitesse n’est pas seulement celle des courses, c’est aussi la vitesse tactique, comprendre le jeu avant les autres, l’instinct :

Pour moi, la rapidité, ce n’est pas seulement courir vite. Le joueur rapide, c’est celui qui a déjà vu avant. Avant d’avoir le ballon, il sait ce qu’il va faire. Le charme du football, c’est que les matches ne se ressemblent pas. Il faut toujours une part d’instinct et une part d’inconnu.

Et quand on lui demande de qui il s’est inspiré, la réponse ne se fait pas attendre: “J’avais un modèle : Ronaldinho. Un mélange de vitesse et d’efficacité. Le meilleur joueur du monde. C’était mon exemple.”

Enfin, le milieu offensif revient sur la défaite douloureuse de la France en finale de l’Euro, un épisode qui l’a fait grandir :

Cette frustration s’est transformée en motivation. C’est quelque chose dont je me sers aujourd’hui pour travailler, pour être meilleur, et si ça doit se reproduire, pour gagner.